23 novembre 2009
Elo, le soleil brille, brille, brille!
Non, je ne cherche pas à contredire Météo France. Je confirme bien que le temps est tout pourri, pluvieux, venteux à souhait, que du coup les gens sont grognons (encore plus que d'hab', si c'est encore possible) et que le soleil est très très loin...
Mais à l'intérieur du dedans de moi, les normales de saison sont remontées.
Première raison à ça, la semaine dernière, j'ai vécu presque normalement. Certes, avec des réveils à 4h30 tous les matins qui m'ont zombifiée un brin sur les coups de 21h, mais j'ai vécu en dehors de mon boulot.
J'ai fait des choses.
On n'imagine pas à quel point cette phrase est importante quand on n'a pas ma vie, mais pour moi c'est une mini-révolution. Ca faisait trop longtemps que je n'avais rien fait d'autre que manger, dormir et travailler. Mais avec mes après-midi de disponibilité, j'ai pu renouer avec mon ancien moi. Le moi créatif notamment, avec ma dernière tentative artistique et la preuve en images:
-


Bon, ça ne risque pas d'être un jour coté en Bourse, mais ça me plaît, ça plaît à Darling (qui ne tarit pas d'éloges sur mon talent: l'amour rend décidément aveugle), et c'est le principal!
J'ai enfin pu prendre un thé avec ma flamboyante, qui se languissait de moi. Pauvre d'elle, pas que je l'aie négligée mais entre mes horaires à la con et mes coups de grisou qui m'ont ponctuellement rendue associable, ça a été difficile de nous ménager un tête-à-tête. Mais l'erreur fut réparée et le plaisir non dissimulé.
J'ai été glousser avec les Britt'Girls devant un bon nanard. Formidable moment. Inoubliable même. Par contre le nanard en question, on l'oubliera vite. Une Laura Ingalls qui louche pendant deux heures en hésitant entre un exhibitionniste body-buildé et un junkie palôt et poilu, merci, mais ça suffit...
Deuxième raison: j'ai réussi à entretenir la cohésion familiale, voire l'harmonie pendant toute une soirée. Soirée d'ailleurs classée à hauts risques puisque 25è anniversaire de la deuxième compliquée de la famille. L'histoire commençait mal, avec les tergiversations maternelles quant à la raison même de la réunion. Puis les doléances de la birthday girl quant au choix du resto. Puis les grognements excédés du dragon quant au comportement léger de la personne sus-mentionnée. Bref, le combat des princesses était enclenché. Auto-proclamée diplomate en titre, j'ai essayé d'amortir les chocs autant que possible, d'arrondir les angles, en demandant assistance aux mâles un poil timorés.
C'est donc pleine d'appréhension (pourvu qu'elles se tiennent bien l'une et l'autre), sur les rotules (à cause du grand ménage avant inspection militaire) et vêtue d'une nouvelle robe (qui n'a bien évidemment pas plu) que j'ai vu débarquer le gros des troupes chez moi pour l'apéro. Un chez-moi absolument rutilant, que la reine-mère n'a même pas scanné aux rayons X, et un apéro simplissime qui n'a suscité aucune critique.
J'ai commencé à respirer, jusqu'à ce que je reçoive ma traditionnelle pique sur mon apparence: erreur grossière d'appréciation de la longueur de ma robe, pourtant portée sur collant opaque. Résultat: j'ai passé le reste de la soirée à tirer sur le pauvre bout de tissu destiné à cacher l'ignominieux popotin. Mais en dehors de ça, aucun incident gravissime à déplorer. D'ailleurs, le décolleté tapageur de la party girl a vite détourné l'attention générale de mon informe personne.
Et c'est finalement avec plaisir que j'ai écouté les commentaires appréciatifs au sujet du resto choisi et de sa carte. Avec délice que j'ai dégusté mon repas, même si, pour la bienséance j'ai ostensiblement sacrifié quelques frites sur le bord de mon assiette et opté pour la salade de fruits et non le croquant au chocolat, histoire que mon dragon note l'effort de retenue. Avec soulagement que j'ai reçu les bises de remerciement après avoir réglé la note (glurps, mais c'était pour la bonne cause).
Troisième raison: je suis enfin suffisamment sereine à nouveau pour pouvoir apprécier tous ces jolis moments offerts par la vie. Les moments Bisounours. Comme ceux-là (désolée pour la qualité toute pourrie mais prendre des photos avec son portable au boulot, c'est pas optimum comme conditions):


18 novembre 2009
Jingle Bells
Très cher petit Papa Noël,
Comme tu le sais déjà très probablement, j'ai encore été une très très gentille fille cette année. J'ai été bien sage et je n'ai presque pas fait de bêtises. Je dis presque parce que je sais bien que j'en ai fait quelques-unes quand même, mais rien qui ne mérite de recevoir du charbon dans mes jolies bottines.
Je pense avoir été une fille respectueuse (malgré ce que je peux dire sur une certaine, mais tu comprendras que c'est un cas de force majeure), une soeur plutôt sympathique (ben ouais, quand même), une amie présente (autant que faire se peut, mais c'est pas toujours de ma faute), une collègue agréable (j'ai réveillé mon tennis elbow en service à la crêpière, mais c'était pour la bonne cause) et une fiancée extraordinaire (en toute modestie, bien sûr).
Alors, je me permets de t'envoyer une petite liste de ce qui me ferait plaisir de trouver sous mon joli sapin en vrai plastique:
- un support capable de contenir ma première centaine de paire de boucles d'oreilles et de garder encore de la place pour de futurs "éventuels" ajouts.
- un nouvel APN (parce que moi aussi je peux me la jouer geekette branchouille et utiliser un langage trendy), bridge de préférence, doué en macro. Encore mieux, un Reflex. Mais je sais que ton deuxième nom n'est pas Crésus...
- une machine à coudre, pour me faire jupes et robes dont je rêve sans les trouver en magasin. Et puis le talent nécessaire aussi, ce serait bien.
- une ou deux de ces petites futilités scintillantes qu'on appelle communément "bijoux"
- une Wii Fit et tout le toutim pour me donner bonne conscience en faisant des exercices devant ma télé
- tant qu'à faire, me doter d'une nouvelle paire de fesses, encombrement réduit, ce serait 'achement mieux
-un IPhone, pour faire comme tout le monde (je suis un mouton, et alors?)
-un PEL. Oui, par rapport à ce qui précède, rien à voir. Mais je ne suis pas qu'une fille futile et inconséquente, faut pas croire...
-un joli canard rose. Oui, je sais, par rapport à ce qui précède aussi, je retourne dans le futile. Mais c'est ma liste et je dis les choses comme ça me vient...

Comme tu peux le voir, gentil Papa Noël, je suis très très raisonnable et je peux même te laisser choisir dans ma liste, tu n'es pas obligé de tout m'apporter.
Merci beaucoup!
17 novembre 2009
She kicked the bucket...
Clip Charlie Winston - Kick The Bucket (Official Video HQ)
If you say this is pop, to be singing to a tune with a rhythm like this,
would it be so unpopular for a singer like me to be bringing up the fact that we're all gonna go?
Some people swear, they say they know where.
For me it's a mystery. But which ever way you see it you have to admit it and live it and live it!
We all kick the bucket in the end! The end!
All the girls kick the bucket in the end! The end!
And the boys kick the bucket in the end! The end!
Yep! We all kick the bucket in the end! The end! The end! The end! The end!
Blew up my TV.
It' was numbing my brain to be thinking the same as million other people all feeling afraid of the same thing.
But there's nothing to lose, 'cause we're all on a bike and we're cycling through, getting off on our injuries
- but you gotta get back on it and live it and live it to love it and live and love life.
Cause we all kick the bucket in the end! The end!
All the girls kick the bucket in the end! The end!
And the boys kick the bucket in the end! My friend!
Yep! We all kick the bucket in the end! The end! The end! The end! The end!
This is not a sad song!
I don't bring it up to get you down,
It's a celebration for all the red cells
going round and round in your body!
I don't mean to preach or to sound like a teacher.
No! I only wanna cut the crap and looking back, everybody's had to face the facts.
That we all kick the bucket in the end! The end!
All the girls kick the bucket in the end! The end!
And the boys kick the bucket in the end! My friend!
Yep! We all kick the bucket in the end! The end! The end! The end! The end!
D'aucuns diront que c'est ridicule de verser des larmes pour si peu. D'autres, étant passés par là, compatiront. Quoi qu'il en soit, la peine est là. L'absence aussi. Forcément, elle avait pris de la place dans nos vies. Quand elle est arrivée, elle ressemblait à une petite boule toute pataude, avec des pattes qui ne la soutenaient pas encore tout à fait. Elle ne pouvait pas grimper la marche de la porte d'entrée et elle ne savait pas aboyer. Craquante, comme tous les bébés animaux.
Ensuite elle a grandi et est devenue une très jolie bête, suscitant l'admiration des pleupleus en goguette à la plage. Il faut dire que la voir marquer l'arrêt, mâcher le vent puis fondre sur les bancs de mouettes, tel un éclair noir et blanc, ça avait de quoi fasciner. Moins quand elle revenait, trempée d'avoir couru dans la mer, couverte de sable et de bave, sa langue pendouillant joyeusement au coin de la gueule...
Puis le déclin est venu, inexorablement. Certaines choses ont été plutôt drôles, comme la voir éternuer régulièrement dans sa gamelle, éparpillant les croquettes dans toute la cuisine, ou la voir s'étaler sur le carrelage façon Bambi sur le lac gelé. Mais constater que de jour en jour elle perdait sa vitalité et sa joie de vivre a été plutôt douloureux...
Elle s'est endormie hier, après avoir vécu une très belle vie et en ayant été immensément aimée.
14 novembre 2009
Hopelessly addicted...
Bonjour, je m'appelle Elo, j'ai 27 ans et je suis accro au fameux site du Trombinoscope... J'ai beau savoir que c'est pathologique, je ne peux m'empêcher d'en avoir honte. Je vis dans la hantise que mon ordi me lâche. Une seule journée sans et je suis prise de vertiges, sueurs froides et tremblements frénétiques. Une loque humaine, quoi.
Quelqu'un peut m'appeler Jean-Luc D.? Je crois que je suis mûre pour passer chez lui...
Plus sérieusement, je me suis récemment rendue compte que je passais un temps considérable sur ce site. Il fait partie de mes petits rituels, à un point tel qu'au moindre manquement, je m'en retrouve toute déboussolée. Même quand je commence à 6h du mat', je préfère sauter le petit-déjeuner (pas faim d't'façon) que de manquer mon tête-à-tête avec mon petit monde. Qui est désormais ami avec qui, qui dit/pense/a fait quoi, de qui c'est l'anniversaire, qui a utilisé quelle application débile, quel test à la con je vais bien pouvoir faire, comment se portent les plantes virtuelles de mon jardin féerique, combien de coeurs on m'a envoyé... Tout cela est d'une futilité incontestable mais...
Mais quand bien même, cela me fait du bien. Parce que je sais que, de la même façon que je m'enquiers de tout mon petit monde, une partie (eh, réaliste quand même) de mon petit monde s'enquiert un peu de moi. La communication persiste.
Et puis il y a mon application chouchoute du moment. Mon petit défi quotidien, ma gymnastique neuronale. Le mot du jour. Le principe de base: énoncer chaque jour un mot/verbe/adjectif/autre commençant par la lettre choisie par l'application. Distrayant, mais sans plus. Et des fois, ça limite vachement quand même de ne choisir qu'un seul mot, surtout quand on les aime autant que moi... Alors j'ai décidé de me corser un peu l'exercice en listant les mots que j'aimais le plus et en les mettant en scène. Ce qui a pu donner ça:





C'est con, mais je dois avouer que je me suis pas trop mal débrouillée pour faire coller tout ça à mon humeur. Voire je suis fière de ma micro-production littéraire.
Le seul problème, c'est que ça n'est pas près de guérir mon addiction au site à la bannière bleue! Que vais-je donc faire???
11 novembre 2009
Enfin...
Ayé, elles sont sorties, pour la plus grosse partie... L'autocuiseur a débordé, la soupape de sécurité ne faisant plus effet.
Mal au crâne, maintenant.
Soirée de merde, soirée de merde, soirée de merde! Suis pas là de l'avoir ce foutu "déclic", si ça se passe comme ça...
Quatre heures cauchemardesques. Stress à son plus haut niveau. Tension artérielle explosive. Bouffées de chaleurs, palpitations, nausées. Enoncé tel quel, ça ressemble à un épisode d'Urgences ou de Dr House. Sauf que ça n'était qu'un épique intermède de ma formidable vie.
En vrai, une fille pas au point, une autre pas tellement à l'aise, un bureau plein de chauffeurs impatients, une liste d'attente longue comme... ben, pas mon bras parce que j'ai des petits bras dodus, euh... bref, longue comme un truc long (à vous de faire marcher la matière grise après tout), la sensation de se trouver dans la tour de Babel (à quand l'espéranto pour de bon, qu'on se fasse plus suer à essayer de parler yaourt) et surtout le sentiment d'avoir la vie de quelqu'un d'autre. Une vie qu'on n'envierait pas vraiment déjà en temps normal...
Tout ça suivi d'une course en sac (orange fluo, le sac) avec parcours d'obstacles en prime, le tout dans le noir, le froid et sous un insidieux petit crachin... Sachant que mes jambons, thermiquement isolés certes, sont dotés d'une puissance limitée, que je ne connais pas encore le parcours sur le bout des doigts et qu'en aucun cas je ne suis nyctalope, tout cela était bien mal parti pour se terminer en rires et chansons...
C'est ma fidèle 'Wingo qui a accueilli le plus gros du torrent. D'ailleurs, heureusement qu'elle connaît la route par coeur, parce qu'entre larmes et pluie, j'ai eu un moment la sinistre prémonition d'une 'Wingo agonisante dans un fossé... Mais il n'est apparemment pas écrit qu'elle doit finir ainsi et c'est à bon port qu'elle nous a amenés, moi et yeux tout gonflés.
Et là... j'ai pu à nouveau mesurer ma chance d'avoir Mr Right à la maison... Il m'a d'abord laissée déverser mon restant de flotte au creux de son cou, sans rien dire, juste en me caressant le dos. Mutique, je l'ai ensuite honteusement délaissé pour m'emparer du civet sur pattes et enfouir le reste de mes spasmes et sanglots dans la douce fourrure. Et enfin, je l'ai abreuvé de mes gémissement et geignardises, jusqu'à ce que le flot se tarisse de lui-même. Et même après tout ça, il m'a regardée comme si j'étais le plus beau joyau du monde, m'a dit qu'il m'aimait et que si j'avais besoin d'un remontant, il m'avait fait un gâteau au chocolat...
Vide de larmes mais toute remplie de gâteau et surtout d'amour, je me sens bien plus légère. Demain est un nouveau jour...
09 novembre 2009
Révolutions?
C'est pas encore la fin de l'année que j'ai déjà pris de bonnes résolutions pour l'amélioration de ma petite vie. En même temps, je n'en n'avais pas pris l'an dernier, alors je rattrape en quelque sorte mon retard. Et puis de toutes façons, je ne vois pas vraiment bien pourquoi on ne les prendrait qu'au moment du passage d'année. Motivation du renouveau, émulation collective? Certainement, mais je pense que, statistiquement, une seule bonne résolution sur 10 (et encore, je suis indulgente parce que sinon l'industrie du tabac péricliterait depuis un temps certain et les chocolatiers feraient faillite) survit au premier trimestre de la nouvelle année...
Alors résolution n°1: ne plus prendre de résolutions comme un gentil petit mouton mais les laisser venir à moi, mûrir et s'imposer naturellement.
Résolution n°2: ponctuellement, et toujours de façon justifiée, dire "non". Avec de possibles variantes, style "merde" ou "va te faire voir" (en restant relativement polie). Parce que, marre. Marre d'être celle qui dit toujours oui à tout, qui ne refuse rien, à qui on peut tout demander et sur qui on peut toujours compter.
Résolution n°3: essayer d'arrêter de culpabiliser quand je dis non (ou les versions hard sus-mentionnées). Je dis bien "essayer", parce que là, j'ai encore du mal. J'aime pas avoir le rôle de la méchante, même si je suis dans mon bon droit. Mais l'Elo version 2.8 ne sera plus une carpette, une poire ou tout autre objet à la signification identique!
Résolution n°4: rentrer dans le lard maternel à la moindre tentative de destruction de moral. Vous me direz, facile, rien de plus qu'une effet de redondance des numéros 2 et 3. Mais la tâche est ardue car la bête, coriace. Et quand je parle de bête, c'est bien évidemment du bestiau hors concours... Alors, ne serait-ce que me répéter comme un mantra "si elle me dit quelque chose, je lui rentre dedans", c'est déjà une avancée en soi.
Résolution n°5: réapprivoiser les légumes et tourner le dos à la junk food. Sérieusement. Adieu pizzas, plats préparés, biscuits salés ou sucrés, bonbons, chocolats... Bienvenue à mes amis légumes bouillis, vapeur, en soupe, en purée...
Résolution n°6: ne pas flancher quant à la résolution n°5. Pas gagné. D'autant que la période qui arrive est moins que propice à la tenue d'une telle décision, entre coups de mou gérés par l'absorption compulsive d'aliments doudous (où on a vu qu'une plâtrée d'épinards, quand bien même à la crème, faisait du bien au moral?), coups de froid surmontés par ingestion de nourriture hautement calorifique (qui a dit qu'une petite salade de crudités permettait de tenir 4h debout sur un *** de parking?) et festivités imminentes...
Résolution n°7: me lancer des fleurs, m'accorder des lauriers à chaque bonne résolution tenue. De fait, penser à m'acheter des moon boots pour caser mes futures chevilles...
Pfiou, du travail en perspective. Mais il y a tant à y gagner... Pourvu que je tienne!
08 novembre 2009
Voilà qui résume bien mon état d'esprit du moment...
C'est une histoire ancienne et pourtant c'est dans ma tête
J'ai beau lui va-t'en elle reste là
C'est un vieux souvenir un craquement d'alumette
J'ai beau lui dire fous le camp il bouge pas
Voilà voilà voilà voilà
Si seulement dans ce qu'on est on pouvait faire un choix
Seulement voilà voilà voilà voilà
On peut pas
C'est comme une habitude un peu comme une manie
J'aime la solitude jusqu'à la tyrannie
Viens pas me déloger de ma carapace quand j'hiberne
Ou d'avance désolée pour mes coups dans tes lanternes
Voilà voilà voilà voilà
Si seulement dans ce qu'on est on pouvait faire un choix
Seulement voilà voilà voilà voilà
On peut pas
Le type
J'aurais pu te l'écraser j'aurais pu faire beaucoup mieux
J'aurais pu le déphraser avec mes yeux dans ses yeux
Arrière arrière arrière arrière
Mais rien j'ai pas bougé il a eu ce qu'il voulait
Voilà voilà voilà voilà
Si seulement dans ce qu'on est on pouvait faire un choix
Seulement voilà voilà voilà voilà
On peut pas
Ca y'est c'est décidé je vais tout décider
Sans me faire envahir sans me faire emmerder
Je n'écoute que moi qui ne veux que mon bien
Mais je parle si bas que finalement je n'entends rien
Voilà voilà voilà voilà
Si seulement dans ce qu'on est on pouvait faire un choix
Seulement voilà voilà voilà voilà
Peut pas
Si j'avais pu choisir entre moi et autre chose
C'est un peu moche à dire mais j'aurais pris autre chose
J'y pense assez souvent et je commence à m'y faire
Quand j'en aurai le temps je finirai même par me plaire
06 novembre 2009
Farewell Loneliness, Welcome back Happiness!
Ouf, le raz-de-marée n'aura pas lieu. Pas maintenant en tous cas. L'averse est passée, les nuages se sont (plus ou moins) dissipés et le soleil refait son apparition.
Cependant, le paysage ne se réveille pas tout à fait indemne de ce mini-cataclysme. Certaines choses ont subi des dégâts irrémédiables. Reste à voir si malgré cela, avancer est tout de même possible...
En attendant, je trace ma route du mieux que je peux. Façon montagnes russes, certes, mais cela a toujours été et sera toujours je crois.
Alors, puisque pour l'instant je suis en pleine montée de la rampe de lancement, j'en profite pour partager mon petit moment de grâce vécu hier, en la charmante compagnie de ma reine de coeur et de son petit joker...
Rien d'extraordinaire, m'avait-elle dit en me proposant de passer du temps avec elle. Un café, une papote, une balade du côté de Deauville/Trouville, du lèche-vitrine, une dînette le soir. Simple. Mais terriblement efficace pour quelqu'un qui a eu dernièrement fâcheuse tendance à rester enfermée dans sa solitude.
Le café? Un macchiato tout en dégradé de blanc et de brun: un régal pour les yeux avant même de l'être pour les papilles. Je suis définitivement accro à la caféine!
La papote? Géniale. L'impression de parler avec ma jumelle. Certes une jumelle pas du tout ressemblante physiquement (forcément une brune aux yeux noirs qui pèse le poids de ma cuisse droite*), mais dont je me sens incroyablement proche. De plus en plus.
La balade? Rapide puisque froide, venteuse et compliquée par un petit joker un brin grognon. Mais ça m'a changé d'air. M'a redonné envie de plein de choses. M'a fait du bien, quoi!
Le lèche-vitrine? C'est dans ces cas là que je regrette que Daddy chéri ne m'ait pas légué une particule noble et l'Amex black qui va avec. Franchement, pour le coup, mes parents, ils ont pas géré. Darling non plus d'ailleurs. Il aurait quand même pu s'arranger pour faire partie de la famille royale. Pfff, chuis vraiment pas aidée... Adieu sacs, chaussures, petits pulls strassés!
La dînette? Capellini aux boulettes de chez Marcel! Bien chaudes, goûtues, descendues avec un verre de Château-Lapompe grand cru dégusté dans un verre en Pyralex dans lequel j'ai oublié de regarder mon âge. Du pur bonheur, quoi! Qui a dit que j'étais une fille compliquée à satisfaire???
En rentrant chez moi, la pluie s'est mise à tomber. Je me suis trouvée coincée derrière un camion qui n'avançait pas, sans possibilité de le doubler. J'aurais pu grommeler, jurer, pester contre le conducteur. Lancer des imprécations contre la pluie.
Mais à la radio, il y avait ça:
Et en chantonnant avec délices, je me suis dit que c'était le parfait point final à une très très jolie journée.
* Ouais, ouais, je te dois au moins 10€ pour celle-là, mais je ne pouvais pas résister!
29 octobre 2009
Fear for tears
Découvrez la playlist Salima avec Jehro
"Quand tu vas pas bien, t'as pas envie d'écouter de la musique qui te fait aller mieux. T'écoutes systématiquement de la musique qui justement te fait pleurer" m'a-t-on dit aujourd'hui.
Pleurer. Larmoyer. Pleurnicher. Sangloter. Voire chouiner.
Activité pathétique s'il en est mais ô combien purificatrice!
Etonnamment, ça fait un bout de temps que je n'ai pas pleuré pour de vrai. Une vraie bonne crise de larmes qui dure et qui laisse le nez humide et les yeux gonflés et rouges. La crise où on se dit qu'après chaque sanglot, ça va se calmer mais ça reprend en fait de plus belle, juste parce qu'on repense à un truc de plus qui nous turlupine vraiment. La crise qui vide et permet de repartir du bon pied. La crise soupape d'autocuiseur je l'appelle.
Pourtant elle est là, latente. Mais elle ne laisse échapper que quelques petites larmes ici et là. De petites billes d'eau salées qui roulent en silence jusqu'à mon menton et que j'écrase sans pitié avant qu'on ne les remarque.
Des larmes de midinette suscitées par des émotions télévisuelles (ça craint de pleurer devant les maçons du coeur mais j'avoue, voir pleurer, même de joie, ça me fait pleurer).
Des larmes de fatigue, quand je rentre à minuit après une journée merdique.
Des larmes de rage rentrée, quand la reine mère se permet une énième réflexion sur ma personne alors que tout ce dont j'ai besoin c'est d'une vraie maman qui écoute et comprend.
Des larmes de frustration quand j'entend les mots "vacances", "Ecosse" et "j'adore mon boulot" (pour la dernière possibilité, j'enjolive un peu mais vous aurez saisi l'idée).
Des larmes de gratitude quand arrivent de petites attentions amicales qui montrent que certaines personnes se soucient un peu de mon cas.
(J'ouvre là une parenthèse pour remercier mes fabuleux collègues, qu'ils me lisent ou non et dans le désordre: Dudu, qui m'a posté un très très joli mot très touchant, Marie, Céline et Vivie et leurs petits messages de soutien, ma tigresse si douce à l'intérieur du dedans, ma reine de coeur si pleine de fantaisie, Dim et son "on est là, nous" alors que je venais de répondre un "ça va" pas très convaincant apparemment, Claude le nounours, Flo et sa sensibilité à fleur de peau, la belle Vanecke et sa belgitude, Jude Crevette le bogoss' et son joli com', Sophie et son naturel inimitable, Babar et son grain de folie. Sans vous, j'aurais une boule au ventre tous les jours en venant bosser. Sans vous, je baisserais les bras. Sans vous, je ne serais qu'un trait de plus dans les statistiques sur le chômage. Merci d'être vous et d'être là. Je ferme ma parenthèse)
Mais de grosse crise, point. Même en écoutant mes musiques à larmoiements automatiques. Ca m'inquiète. Parce que si ça ne vient pas rapidement, on risque la catastrophe écologique naturelle type tsunami. Et ça, ça risque d'être vraiment moche.
Edit: ci-joint ledit mot évoqué plus haut. L'auteure m'a donné la permission de le partager et c'est avec grand plaisir que je dévoile ici toute la tendresse et la gentillesse de ce grand coeur.
Juste pour te dire que j'ai essayé de poster des messages sur "blabla" et que çà bug ... Comme quoi, quand çà veut pas , ...çà veut pas . Je ne pourrais pas trop t'apporter de soutien, je suis dans le même état . Mais je pense à toi et à toutes tes qualités , ta joie de vivre , ta fantaisie , ton style , ta facilité à t'exprimer , ta perspicacité , ta subtilité ... Bon j'arrête , je ne te connais pas si bien en fait et il y en aurait sûrement plus à dire, mais je te devine . Alors oui, ce n'est qu'une passe , et oui, tu as toutes les raisons de voir la vie en rose , petite nouvelle fiancée ;o) ! Pour le boulot, l'hiver, les horaires , le parking, on en reparlera... Ne reste pas dix ans sera mon seul conseil ! Et encore ... dans n'importe quel boulot , la routine tue ! lentement ! là çà défile à une vitesse et on ne voit jamais deux fois les même ! J'espère que tu trouveras LA solution pour te sortir de l'impasse professionnelle . Et çà ira très vite pour le reste ... Moi je t'écoute , je te lis, et j'essaie de te montrer que je suis là quand même . En même temps, je ne suis pas cette personne loin des yeux et je ne répare rien du tout . Mais bon, je tricote un peu ... ;o)
Je te fais plein de doux bisous et à très bientôt pour de nouvelles aventures ( ce serait chiant sinon, la vie sans aspérités !)
Dudu
Bam, une nouvelle larmichette et le coeur tout gros. Merci Dudu.
24 octobre 2009
Juste une mise au point (tribute to Jackie Quartz)
"Faudrait que tu le reprennes en main ton blog, il est pas jouasse" me dit un de mes collègues.
"Doit-on s'inquiéter?" ont commenté une crevette et une tigresse sur le post précédent.
...
...
...
Non, il n'est pas jouasse mon blog, et pour cause. Oui, un peu d'intérêt me ferait plaisir (sans aller jusqu'à se faire un sang d'encre non plus), puisqu'il faut dire les choses clairement.
C'est bête, hein, mais je m'étais dit qu'en partageant un peu de mon petit moral ici, je susciterais quelques marques de sympathie et d'amitié, voire des initiatives de réconfort. J'ai espéré. J'ai attendu. J'ai été déçue.
J'ai réitéré le message. Subtilement, parce que quand même, j'aime pas trop dire que ça va pas et insister. Trop subtile, la nana: il s'est rien passé non plus.
Alors quoi??? Avant, quand ça n'allait pas, je m'enterrais tout bonnement dans le silence le plus complet et finissais par m'entendre dire que "oui mais si tu dis rien, on peut pas deviner que ça ne va pas". Certes, l'évidence même (sauf quand on me connaît vraiment bien et qu'on sait qu'une Elo silencieuse c'est un oxymore). Sauf que maintenant, en le disant j'obtiens encore moins de résultat (si c'est encore possible).
J'estime pourtant, à tort peut-être (voire très certainement), être une amie pas trop mauvaise. J'admets volontiers ne pas exploser mon forfait téléphone tous les mois mais je contrebalance en ayant le mail facile. Mail dans lequel je mets d'ailleurs un peu de ma personne en ne me bornant pas aux banalités impersonnelles et à peine polies du "Moi ça va. Toi ça va? Bisous, à plus".
De même que lorsque je reçois un mail spontané où la détresse de l'expéditeur/trice est flagrante, je ne me contente pas d'un "t'inquiète, ça va passer". Non, moi mon genre, c'est plus le roman fleuve, avec reprise des différentes informations point par point, soutien psychologique, conseils éclairés et empathie de compèt'. Des fois, je vis tellement intensément le mail, que selon la situation, je verse une petite larme/je bous de colère rentrée/j'ai des palpitations...
Je suis aussi rarement la dernière à proposer une diversion au coup de blues. Ma phrase fétiche: "tu veux qu'on fasse un truc?". Après la proposition, la personne dispose: ciné, goûter, shopping, apéro, piscine, resto... L'éventail de possibilités est large, je suis ouverte à tout (enfin, je me comprends) et dispo... dans la limite de mes horaires à la con. C'est vrai que là, le bât blesse, et travailler, ça empêche de faire pas mal de choses, mais ce n'est pas pour ça que je renonce à mes velléités d'aider ceux que j'aime...
Et puis, il y a cet endroit, qui je le pensais, me permettrait de rester en contact avec les gens un peu plus éloignés. J'imaginais que grâce à cela, ces personnes auraient l'impression de faire toujours un peu partie de ma vie et moi de la leur. Sauf que l'impitoyable dicton détient la cruelle vérité: loin des yeux...
Mais pourquoi n'y suis-je pas sujette moi aussi??? Pourquoi ne suis-je donc pas capable de tourner la page et tirer un trait sur les personnes qui m'ont blessée et déçue? Pourtant, c'est devenu si simple. Le répertoire du portable, Meuseuneu, Fessebouc: la présence d'une personne ne tient désormais plus qu'à une toute petite touche à la sonorité funeste.
SUPPRIMER LE CONTACT?
Je ne peux pas. Pas encore. Pas maintenant. J'ai encore envie d'espérer, malgré la déception. On finira sur un autre dicton qui dit "Trop bonne, trop conne"
