05 novembre 2010

Donnez-moi du temps (titre à la con)

Plus le temps passe et moins j’en ai. De temps, je veux dire. Ou alors j’ai simplement moins le courage ? Le fait est que je suis beaucoup moins sur Internet, que ce soit à aimer les statuts de mes amis FB, à vider ma boîte mail remplie de spam ou, en ce qui nous concerne ici, à blablater sur ma vie. Cela dit, je me demande souvent a quel point cela changerait si j’arrêtais d’écrire…

Le point n’étant pas la, rattrapons (ou du moins essayons) le temps passé (mais pas perdu). Qu’est-ce qui s’est donc passé récemment du côté de la petite maison dans la forêt ? Eh bien Charles et Caroline - quoi, il y a un copyright et on ne peut pas !? bon… - disons Stu et Elo alors ont vécu de bienheureuses semaines, rythmées par le travail de l’un et de l’autre. L’un a un peu souffert des conditions météo, occasionnant ici et là quelques ronchonnements bien masculins, et  l’autre s’est empressée de le houspiller, puisque c’est un trait de caractère génétique légué de mère en fille. La température chutant gentiment mais sûrement, d’étranges mais non moins intéressantes expériences ont été vécues. Du genre se lever le dimanche matin et constater que l’haleine de chacal est désormais visible et tangible, sous forme d’un joli petit nuage de vapeur… Oui, 11 degrés le matin dans la baraque, ça fait pas bien chaud ! Du coup, il faut chercher du bois pour notre petit poêle : imaginez, moi, en bottes en caoutchouc léopard, errant dans les bois, la scie à l’épaule… Risible, oui, je sais. Et pourtant vrai ! Et, croyez-le ou pas, je me suis éclatée avec mon amoureux. Bon, pour être tout à fait honnête, j’ai fini par me contenter de ramasser des petites brindilles. Mais c’est important les brindilles, sans elles, pas de feu, et sans feu, on est condamnés à jouer à la bête à deux dos tout le temps pour se tenir chaud… C’est épuisant à la fin…

Heureusement, il y a d’autres formes de divertissement. Une bien jolie balade à la plage par exemple. Le chien de belle-maman dans le coffre, une thermos de thé bien chaud et quelques biscuits dans le sac à dos et nous voili-partas pour une nouvelle aventure en quête d’une petite plage cachée. Un beau soleil, l’impression d’être seuls au monde, mes pieds nus sur le sable (et dans l’eau… glaciale !), une amusante chasse à la perle (je confesse avoir participé de mon plein gré à un moulicide effroyable, tout ça pour des perles d’1mm de diamètre) : vivent les petits plaisirs simples !

Et puis, l’évènement important a été la soirée d’Halloween, organisée au Walled Garden. Extraordinaire. Fantastique. Inoubliable. La proposition de départ, un banquet ‘spookytastic’ pour £30 par tête, tenue de soirée ou costume exigés. Comment résister ? Évidemment, en ce qui nous concernait, le déguisement était incontournable et il fallait qu’on marque le coup. Les mariés zombies. Coup de cœur pour l’idée en forme de clin d’œil. Lui en smoking gris pâle lacéré, visage blafard et ongles noirs, moi en robe assortie, avec une superbe perruque longue, blanche et phosphorescente, et d’immenses faux cils en plumes noires. A faire froid dans le dos. C’est bien simple, les éloges n’ont pas cesséuntitled. Quant au banquet… Wow. De la folie. On a commencé avec un ballon de mozzarella posé sur une salade de tomate et roquette, réduction de vinaigre balsamique. Ensuite, on a été invités à quitter nos places pour déambuler dans le jardin en suivant un parcours de torches enflammées, nous menant tout droit dans l’antre des sorcières, où l’on s’est vu servir un potage maléfique (délicieuse soupe d’artichaut) directement au chaudron. A notre retour, les assiettes avaient été desservies et un élément mystère trônait au milieu des tables. Sur fond de musique dramatique, de tonnerre et d’éclairs, la chose s’est soulevée comme par magie (ah, le fil de nylon, quelle invention !) révélant un poulpe aux yeux fluorescents et un plateau de fruits de mer… Puis, entracte. Un petit film d’horreur fait maison et à l’effet hautement comique (le budget était limité et les acteurs… aussi !), servi avec un petit cornet de pop-corn maison et un pot de sorbet liquoreux (pâle imitation de notre trou normand). Idée extra. Après ça, le plat de résistance : le filet de Jabberwocky !!! (pour les incultes, le Jabberwocky, c’est ça). En réalité, un filet de bœuf Wellington (décidément, faut tout vous expliquer) servi avec de petites pommes de terre sculptées en forme de crâne. Hallucinant de créativité. Et pour finir en beauté, une tarte au chocolat truffé avec une glace au Bailey’s en forme de pierre tombale. J’aurais aimé avoir plus de photos à vous montrer mais faute de batteries faiblardes, le tout restera gravé dans ma petite tête…

Posté par Elo Sunshine à 17:52 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Donnez-moi du temps (titre à la con)

    Noooooooooon n'arrete pas d'écrire (enfin je peux pas t'obliger de continuer mais je veux pas que tu arretes )
    Je continue dans les éloges : Tout simplement sublime

    Posté par Amalia, 05 novembre 2010 à 18:12 | | Répondre
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