11 mars 2011

Certaines quêtes sont pavées d’épines…

Celle pour une robe décente en fait partie, j’en ai bien peur. Évidemment, vous vous doutez bien qu’on ne parle pas de n’importe quelle robe, mais de LArobe. Celle dont toutes les filles sont supposées rêver depuis leur âge le plus tendre, celle qui fait d’elles les princesses du jour le plus important de leur vie. Celle qui coûte un bras, les yeux de la tête, et la peau des fesses tant qu’on y est. Voilà, on entre dans le vif du sujet. Les deux grosses épines : je n’ai pas exactement la plastique d’une princesse (quoique, Fiona version nuit…) et encore moins les fonds inépuisables.

Et ces deux épines, je les ai prises bien profond dans mon petit peton sans soulier de vair… Je vous raconte ?

Bon, déjà, pour poser le décor, il faut bien réaliser une chose importante à mon sujet : je n’aime pas trop beaucoup ça, être comme tout le monde. Bien que j’aie une conscience accrue d’être d’une banalité absolument affligeante (fille sans histoires, ne fait pas de vagues, fondue dans le décor, à la limite de l’invisibilité vraiment), j’aime à penser que je suis un poil différente dans ma normalité. Ma psy avait suggéré un moment que mon apparence pouvait constituer une tentative de différenciation. Pour des raisons évidentes, j’avais pas trop aimé l’idée : j’aurais inconsciemment mais volontairement infligé ca à mon corps ? Calembredaines et billevesées ! Ou pas ? Bref, là n’est pas le point de ma parenthèse. Le point est que, étant différente (ou souhaitant l’être), je ne peux décemment pas me contenter d’une de ces robes toutes identiques : longues, blanches/ivoire/crème/autre couleur révélant un cruel manque de fantaisie, à bustier emperlousé. Une vraie robe de princesse, quoi ! Attention, ne nous méprenons pas, je ne critique pas les mariées (passées ou futures) qui ont fait ce choix : elles ont probablement plus l’âme de princesses que moi et ces robes ont été faites pour elles. Et c’est tant mieux. Mais pas pour moi.

Mon idée de base était d’user des deux couleurs que j’aime le plus : le rose et le noir (Mr Stendhal, rassurez-vous, il n’y a pas plagiat me dit-on). Un truc un peu dingue mais super girly. Un truc totalement moi en fait. Un truc comme ca.

 pink_black_wedding_dress

Semblerait que ca ait causé stupeur et tremblements (pardon Mme Nothomb). Surtout chez ma chère Maman, visiblement conservatrice (qui a soufflé moralisatrice ??? qu’on se dénonce svp). Mais c’est ce que je voulais alors je me suis accrochée. J’ai néanmoins laissé tomber le côté dingue, sur l’argument tout à fait sensé de ma petite sœur que, certes, c’était honorable de vouloir être différente mais de là à être déguisée… Bon, c’est peut-être pas tout à fait comme ca qu’elle l’a dit mais c’était l’idée.

Et puis j’ai trouvé ca.

 robe_zelia_terre_comme_ciel_672140

Que j’ai montré à Belle-Maman, enthousiaste. Laquelle m’a assuré qu’une de ses copines, couturière de profession, pouvait réaliser ca pour moi, sans problème. En rose et noir, à plus forte raison. Moi, toute à ma joie d’avoir une telle opportunité n’ai commencé à nourrir de doutes que sur le tard. Jamais elle n’a tenté de me contacter, même par le biais de BM (on va la raccourcir un peu, c’est moins fatigant comme ca), ne serait-ce que pour discuter de mes idées. Ca sentait de plus en plus le roussi, jusqu'à ce que, un poil angoissée, je finisse par presser BM d’obtenir une info, n’importe laquelle, pour qu’au moins j’aie quelque chose de concret. Qu’y a-t-il de plus concret qu’un prix qui vous arrive dessus comme un platane de  route nationale, un jour d’accident ? J’espère sincèrement que la métaphore ne fera pas grincer des dents mais c’est comme ca que je l’ai vécu. Le choc. Pourquoi tenir à dépenser tant d’argent pour une robe qui, après une douzaine d’heures de gloire, va finir dans un plastique au fond d’une armoire ? Pour avoir le plaisir de la sortir, une fois tous les dix ans, pour la caresser comme on caresserait un chaton, pour l’enfiler vite fait, voir si on a pris/perdu du poids, pour se sentir a nouveau une jeune mariée l’espace d’un instant ? Pour quelqu’un qui fonctionne avec un tout petit budget, ca  n’a aucun sens, excusez-moi. Autant pour les alliances, ca ne me dérange pas de dépenser trois mois de loyer, autant pour un bout de chiffon, quand bien même serait-ce de la soie sauvage…

Alors j’ai cherché une solution. Et ai laissé filer mon envie de ne porter que du rose et noir. J’ai retourné la chose un millier de fois dans ma petite tête : si j’accepte de n’avoir que des détails roses et noirs, mon choix sera moins limité, dans la robe comme dans les accessoires, et bonus non négligeable, les zygomatiques de ma chère Maman seront de nouveau en état de marche.

 

Suite au prochain épisode…

Posté par Elo Sunshine à 17:47 - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Certaines quêtes sont pavées d’épines…

    c'est comme dans...

    ... le dernier épisode de la dernière saison de la série qu'on adore... Il arrive un truc à l'héroîne mais tu sais pas quoi et tu crèves d'envie de savoir. Comme pour la série tu as eu des bribes d'infos complémentaire ( en l'occurence, journée shopping et j'ai pleins de choses à te raconter)mais tu ne sais rien, RIEN de plus et c'est hyper hyper frustrant...

    Depuis quand les amies font t'elles du teasing?!

    Quelle est cette nouvelle forme d'auto- torture
    me poussant à faire ressortir mes penchants fanatiques ( genre checker toutes les 15 minutes que la suite n'est pas en ligne)?

    Enfin,

    Posté par Mimi Sushi, 11 mars 2011 à 18:41 | | Répondre
  • Bon ben j'appelle ma couturiere rebeu pour voir ce qu'elle peut te faire a pas cher? ^^
    Ha j'ai trop hate de la voir!!!

    Posté par Amalia, 11 mars 2011 à 19:43 | | Répondre
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